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Chères habitantes, chers habitants de Nouvelle-Aquitaine,

Le mandat que vous m’avez délivré en 2015 en m’élisant à la tête de la Nouvelle Aquitaine touche à sa fin.

La prochaine élection régionale aura lieu les 20 et 27 juin prochains, dans un climat, espérons-le, de progressif retour à une vie normale, après un an d’épidémie qui a plongé de nombreuses familles dans le malheur et le deuil et afflige encore de séquelles beaucoup de nos concitoyens frappés par le Covid.

Mes pensées vont d’abord à eux, depuis les premiers jours de cette terrible épreuve.

Elles vont aussi aux personnels soignants et aux salariés de seconde ligne caissières et caissiers, agents des services publics des réseaux d’électricité, des chemins de fer et des transports publics, de téléphonie et du numérique, de ramassage des ordures ménagères et d’adduction d’eau, des services sociaux du sport et de l’enseignement, mais aussi fonctionnaires de l’Etat et des collectivités publiques agents de maintenance et de transports de marchandises, artisans commerçants, agriculteurs, pêcheurs et ostréiculteurs qui se sont exposés à la contamination pour que les services essentiels à nos vies quotidiennes nous soient délivrés sans rupture.

Elles vont enfin aux professionnels de la restauration, du tourisme, des bars et des lieux de vie sociale, ainsi qu’aux professionnels de la culture. La crise sanitaire nous a révélé combien ils nous manquent et à quel point ils sont essentiels à notre vie sociale, à notre bonheur de vivre ensemble.

La Région dispose de compétences limitées en santé publique. Mais elle a su prendre toute sa part, aux côtés de l’Etat et des Collectivités locales, auprès des entreprises, des acteurs sanitaires et ceux de la Recherche. Nous avons soutenu et développé de très nombreuses Maisons de santé en milieu rural et mis en place des solidarités de proximité et des aides exceptionnelles pour surmonter cette épreuve sans précédent.

Je formule le souhait que la vaccination soit rapidement accessible à tous pour que nous retrouvions notre liberté.

Pour autant notre effort collectif ne doit pas se relâcher et devra s’orienter dans les prochains mois, dans l’accompagnement des victimes économiques et sociales de la crise sanitaire, notre jeunesse, mais aussi les commerçants, les restaurateurs, travailleurs indépendants entreprises et salariés des secteurs les plus impactés par la crise.

Ce sera le chantier prioritaire de la nouvelle mandature régionale, immédiatement après les élections.

Les cinq années passées ont été pour la Région et sa majorité, que j’ai eu l’honneur de présider, particulièrement lourdes d’enjeux et de défis cruciaux pour notre avenir et nos conditions de vie.

Il nous a fallu relever ensemble le défi de la fusion des trois anciennes Régions du Limousin, de Poitou-Charentes et d’Aquitaine en une seule, imposée par la loi, la Nouvelle-Aquitaine qui recouvre désormais le vaste territoire de l’Aquitaine historique.

Cette communauté historique lointaine nous a aidé dans cette délicate entreprise, mais j’ai bien conscience des réticences et des appréhensions légitimes que ce vaste regroupement géographique a pu susciter à Limoges et à Poitiers, en Gâtine et dans les hauts de Corrèze.

Nous les avons surmonté parce que les nouveaux aquitains, ont constaté comme moi, que leur communauté de destin et de cadre de vie était aujourd’hui plus naturelle et plus forte que les limites administratives qui les séparaient hier.

Nous les avons surmonté parce que nous avons pris conscience de la formidable richesse culturelle et humaine de ce nouveau vivre ensemble, tous attachés à un mode de vie équilibré et apaisé dans une Région à visage humain, urbaine et rurale, montagnarde et maritime, traditionnelle et innovante, belle. Peut-être même la plus belle !

Nous les avons surmonté parce que le Limousin, le Poitou, les Charentes, le Pays Basque, le Béarn, les vallées de la Garonne et de la Dordogne et la Gascogne et leurs territoires ont été préservés dans leurs spécificités et respectés dans leurs diversités. Ensemble nous sommes plus forts.

Nous les avons surmonté enfin parce que je me suis attaché, personnellement et politiquement à préserver la personnalité territoriale, sociale et culturelle de chacun de nos territoires et à mieux répartir en faveur des plus pauvres la richesse fiscale tirée des plus développés. J’entends poursuivre ce travail inlassablement.

Pour autant la construction de la grande Région reste un chantier inachevé qui ne produira ses bienfaits que dans la durée à partir des jalons que nous avons posés, partout dans les territoires de la Nouvelle-Aquitaine, pour rapprocher ses villes par un programme ambitieux de modernisation du réseau ferroviaire et des services de transport public, pour résorber la fracture numérique et téléphonique par le déploiement de la fibre et de la connexion très haut débit, pour accompagner les intercommunalités et les communes dans leurs projets, pour soutenir nos ports, l’agriculture, l’ostréiculture, l’élevage, développer le tourisme et la pluriactivité, mais aussi pour préparer notre avenir en confortant nos lycées et nos filières d’éducation professionnelles agricoles et artisanales, en soutenant nos universités, nos centres de recherches, nos start-up et nos entreprises ainsi que toutes les formes d’innovation et de créativité.

J’ai toujours eu la conviction que nos territoires, quels qu’ils soient, avaient leurs génies propres et recélaient des talents et des savoir-faire qu’il suffisait de réveiller et d’encourager pour retrouver des marges de développement et de création d’emploi

Des initiatives régionales comme la création du Ferrocampus de Saintes, ou la renaissance de la filière cuir autour de Saint-Junien, Thiviers et Montbron ou encore la valorisation de produits artisanaux, de terroir, de nos entreprises d’excellence procèdent de cette conviction qu’un retour aux sources de vieux savoir- faire peut contribuer à la renaissance et au développement de nos territoires les plus ruraux. (Ah la porcelaine de Limoges, la pierre d’Arudy, la charentaise, le linge basque et la tapisserie d’Aubusson !)

Cette stratégie a déjà porté ses fruits et l’attractivité de la Nouvelle-Aquitaine pour les entreprises comme pour des populations venues d’ailleurs en témoigne avec éclat.

Nous ne devons pas casser ce dynamisme régional qui nous est envié par tous les observateurs et par beaucoup de français.

Au-delà de ce vaste chantier de la réunification et du développement économique, j’ai engagé la Région, ses territoires et ses entreprises, dans les grandes transitions de notre époque.

  • La transition écologique et énergétique est devenue un impératif vital pour notre société et pour l’humanité toute entière. Le 21ème siècle sera écologique. Toutes nos politiques, sans exception doivent être orientées vers cet impératif, qui est celui de la préservation de notre santé à travers notamment la sécurité alimentaire, le bien-être animal, la protection du vivant et de la biodiversité, l’isolation des logements, la conversion de l’agriculture, le développement des énergies renouvelables couplé au modèle économique de l’agriculture. Tout ne dépend certes pas de nous, mais aussi de décisions nationales et européennes, mais avec notre programme NéoTerra, la Région a d’ores et déjà réorienté l’ensemble de ses politiques publiques en ce sens.

Je suis favorable à une politique d’accompagnement des transitions écologiques avec le souci absolu de ne sacrifier aucun secteur d’activité et de ne laisser personne au bord du chemin y compris nos précieux secteurs agricoles et aéronautiques. Mon écologie à moi doit être un progrès pour tous, et non une punition pour quiconque.

Nous devons poursuivre et accélérer dans cette voie de l’accompagnement aux transitions écologique et climatique. L’objectif est 2030 !

La transition économique et industrielle nous distingue de la plupart des régions de France et pour laquelle nous avons engagée par le programme « usine du futur ». Je crois à la réindustrialisation de la France et de notre région, mais sur la base d’une économie de son temps, humaine, compétitive, robuste, innovante, entrepreneuriale, capable d’affronter la compétition des nouvelles grandes puissances. De nombreux exemples, notamment au pays basque nous démontrent que le développement local et territorial, par la qualité de sa main d’œuvre et l’attachement de ses chefs d’entreprises à leurs territoires, sont des atouts d’avenir. La Nouvelle-Aquitaine en touche déjà les bénéfices par des niveaux de créations d’entreprises et d’emploi nettement au-dessus de la moyenne nationale. En 2019 nous avons créé 36% de l’emploi industriel net de France. C’est une grande fierté.

 Nous ne devons pas relâcher cet effort prometteur de développement économique.

  • La transition numérique qui suppose de ne laisser aucun territoire, notamment rural, pour compte de la numérisation de nos modes de vie. C’est la condition du rattachement de nos territoires et de leurs populations à la vie moderne et aux usages qui commandent leur insertion dans l’économie et la culture de notre époque mais aussi l’installation d’entreprises structures de santé et de travailleurs indépendants en milieu rural et doivent accompagner le développement du télétravail. Cette numérisation de nos territoires passe certes par le déploiement des infrastructures de la fibre et du très haut débit, par celui d’espaces de co-working, mais aussi par la formation de nos jeunes, de nos travailleurs et de nos chefs d’entreprises au maniement du numérique.

Cette politique de numérisation de nos territoires est engagée, nous devons l’accélérer.

  • La transition territoriale suppose de rapprocher nos campagnes des villes, en mettant nos agglomérations en réseau et en irriguant leurs voisinages ruraux, par une nouvelle politique ferroviaire et de transports publics. Nous devons partout où c’est possible réduire la part de l’automobile mais aussi à décarboner l’automobile en accélérant la distribution de recharges électriques et de carburants propres en milieu rural.

La transition territoriale suppose également de promouvoir une nouvelle politique commerciale en faveur de la réimplantation de petits commerces dans les cœurs  de ville et les villages en contrôlant plus étroitement les implantations de grandes surfaces à l’échelle des intercommunalités.

Enfin, la transition territoriale doit passer par une réhumanisation des services publics de proximité, par un appui au développement de la vie associative, du sport et de la culture dans les territoires par une politique régionale d’aménagement sanitaire du territoire et par un rapprochement des procédures administratives des administrés en mutualisant les guichets de services publics.

Cette nouvelle politique d’aménagement des territoires est engagée, nous devons l’approfondir.

La transition sera humaine ou ne sera pas. Cette crise démontre en abondance que l’humain doit être mis au cœur de nos décisions. “L’usine du futur” a démontré que le bien-être au travail était la pierre angulaire de la compétitivité. Sortir de la solitude nos aînés, les accompagner pour qu’ils restent à domicile le plus longtemps possible. Le grand projet du Gérontopôle mobilise tous les acteurs régionaux de l’accompagnement et de la santé.  

Avec mon équipe et ma majorité, j’ai engagé ces transitions qui dessinent notre développement, notre cadre de vie de demain.

Elles sont porteuses de bien être, d’égalité territoriale et d’emplois nouveaux encore insoupçonnables.

Nous devons les approfondir et les compléter ensemble en mobilisant les talents et les initiatives de nos territoires, mais nous ne devons pas interrompre la dynamique prometteuse de notre région, ni la livrer à des conservatismes ou à des brutalités dogmatiques.

Nous devons nous adresser à la jeunesse et remettre l’ascenseur social en marche (avec nos compétences et nos initiatives). Il faudra recréer le lien social après ces mois de solitude – paradoxalement augmenté par le télé-enseignement – en travaillant sur la mobilité, le logement, l’accompagnement pédagogique…

De même, nous rappellerons notre attachement à l’Europe qui nous accompagne, parfois à bas bruit, mais efficacement sur la transition écologique, technologique et universitaire, sur l’inclusion (formation des demandeurs d’emploi), sur la ruralité. Des milliers de dossiers ont été soutenus.

J’ai confiance en l’avenir de notre région, l’énergie et l’expérience. C’est parce que je veux poursuivre la transformation douce de la Nouvelle-Aquitaine et de ses territoires et en récolter les fruits avec vous, que je me présenterai à nouveau à vos suffrages à l’élection régionale du mois de juin prochain.

J’espère que votre confiance me donnera le bonheur et la charge de poursuivre avec vous le bout de chemin que nous avons ouvert ensemble vers une Nouvelle-Aquitaine conciliant qualité de vie et développement harmonieux.

Alain Rousset

"Nous ne devons pas casser ce dynamisme régional qui nous est envié par tous les observateurs et par beaucoup de français."

Mon écologie à moi doit être un progrès pour tous, et non une punition pour quiconque.

Pour une agriculture régénératrice en Nouvelle-Aquitaine

L’agriculture est à la croisée des chemins, contrainte de se réinventer car soumise à de nombreuses forces externes à elle-même, alors que jusqu’à présent elle maitrisait en son sein son développement, soumise principalement à la loi du marché et de l’export.

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