Du « sang neuf » pour la Nouvelle-Aquitaine ?

Du « sang neuf » pour la Nouvelle-Aquitaine ?

En période électorale fleurissent çà et là des « propos de tribunes » qui n’enrichissent pas, loin s’en faut, le débat démocratique. C’est ainsi que certains, eux même dans le paysage politique régional depuis longtemps, réclament du « sang neuf » pour la Nouvelle-Aquitaine.

Passons sur la cruelle réalité que recouvre cette expression au sens propre : des dizaines de millier de malades ou d’accidentés qui doivent leur survie à l’apport de sang neuf injecté par des transfusions, et les milliers de Français généreux qui donnent leur sang pour les sauver.

Ceux qui emploient cette expression n’y ont sans doute pas pensé, à la recherche désespérée d’arguments contre la candidature d’Alain Rousset, le président sortant au renouvellement de son mandat.

Du « sang neuf », c’est donc, pour eux, un souffle nouveau, du changement, un nouveau projet.

Est-ce-à dire qu’il faut abandonner les projets initiés par Alain Rousset et sa majorité et que seul le temps long peut permettre de faire émerger ? La rénovation des 2300 lignes ferroviaires pour les TER,  Néo Terra qui, depuis 2019, veille à ce que toutes les politiques publiques régionales soient élaborées dans un souci de lutte contre le réchauffement climatique, la structuration des filières économiques du chanvre, des principes actifs des médicaments, de l’électronique, des batteries du futur ? 

Ces partisans du « sang neuf » veulent-ils cesser d’accompagner les pôles de recherche néo-aquitains qui attirent des chercheurs du monde entier : pour le vin, l’ISVV à Villenave d’Ornon (Gironde) créé par Alain Rousset contre vents et marées, ou encore pour les maladies dégénératives avec le Neurocampus à Bordeaux ?

Veulent-ils supprimer la gratuité des manuels scolaires, l’aide au permis de conduire, le dispositif « Passerelles vers l’emploi » pour les jeunes diplômés au chômage, la gratuité de la formation d’aide-soignante, le trajet en car à 2 euros, les emplois saisonniers pour les jeunes… ?

Est-ce qu’ils regrettent qu’Alain Rousset ait réussi à attirer en Nouvelle-Aquitaine 3 gros investisseurs industriels : ForseePower à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), So Ham à Brive (Corrèze), et Flying Whales à Laruscade (Gironde) ?

Auraient-ils « oublié » qu’Alain Rousset a été le seul à proposer un protocole sanitaire pour permettre la ré-ouverture des équipements culturels ? Oublié le regard novateur qu’il a su porter pour sauver les papeteries de Condat en Dordogne, créer une école basco-française à San Sébastian (pays basque espagnol), accompagner les industriels Saft à Poitiers, Novag à Fressines ?

Non, non, ce ne peut pas être ça…… Ou alors ils sont de mauvaise foi….il y a trop de souffle justement dans tous ces exemples, trop de capacité d’innovation, trop d’enthousiasme créateur.

Alors du « sang neuf », ce serait quoi ? Ce ne peut quand même pas être du simple dégagisme envers Alain Rousset : « Merci et au revoir, laissez la place ». Ce serait leur faire injure que d’imaginer qu’ils ont cette conception de la vie politique…

Alors « du sang neuf », ce serait quoi, enfin ?

Du « sang neuf » dans les équipes ? Eh bien, ils ont eu leur réponse quand Alain Rousset a présenté ses têtes de listes départementales le lundi 26 avril à Darwin.

Du « sang neuf » dans le projet ? Alors, on leur souhaite beaucoup de travail et de créativité pour rivaliser avec le projet d’Alain Rousset. Nous reviendrons sur tout cela en détail.

Mais, en attendant, on peut conseiller à tous ceux qui réclament du « sang neuf » pour la Nouvelle-Aquitaine de méditer cette maxime de Talleyrand : « Tout ce qui est excessif est insignifiant ».

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