Alain Rousset centralisateur, vraiment ?

Alain Rousset centralisateur, vraiment ?

Alain Rousset centralisateur ? Une bonne blague qui ferait rire (jaune) ses interlocuteurs parisiens, car on ne connaît pas dans les hautes sphères de l’Etat et des administrations centrales plus décentralisateur qu’Alain Rousset. Depuis toujours il n’a cessé de dénoncer le jacobinisme d’Etat, les recentralisations rampantes des compétences et des finances des collectivités locales.

Alain Rousset, c’est l’inventeur d’une expression reprise partout « L’Etat fait les poches des Régions… ».

Tout récemment, dans un quotidien national, à propos de la crise sanitaire, il faisait ce constat amer « je n’ai jamais vu un gouvernement aussi centralisateur » demandant une coordination régionale sur les mesures de déconfinement.

Alors quoi ? Décentralisateur à Paris, centralisateur en Nouvelle-Aquitaine ? Un rapide coup d’œil sur une carte régionale des plus emblématiques réalisations et des principaux projets suffit à prouver le contraire, tant ils sont répartis sur l’ensemble de la région Nouvelle-Aquitaine.

Dans chaque territoire rural ou urbain, de la Charente au Pays Basque, de la Corrèze aux Pyrénées, des Landes à la Dordogne, le souci d’Alain Rousset est de débusquer les talents, les savoir-faire, les synergies novatrices pour les faire émerger, les porter au plus haut niveau d’excellence en les accompagnant et en les finançant.

A Limoges et Poitiers, les équipes des anciennes régions sont restées en place au plus prés du terrain et des dossiers qu’elles connaissent bien. Dans chaque département de la Nouvelle-Aquitaine, une équipe régionale dédiée est en place à l’écoute des attentes, des projets et des initiatives à encourager, des dossiers qu’il faut accompagner.

Le réseau de TER et tous les projets d’amélioration des dessertes et d’intermodalité, le combat acharné pour le désenclavement de Limoges grâce à une nouvelle liaison routière avec Poitiers, la bataille pour une prolongation de la LGV vers le sud vers l’Espagne et Toulouse, c’est bien de la décentralisation régionale, non ?

Et, c’est vrai dans tous les secteurs :  les maisons de santé implantées dans les zones rurales qui  jouent un rôle essentiel pendant la crise sanitaire, les lycées partout rénovés quand il le fallait, le lycée des métiers à Felletin (rappelons que ce sont les maçons de la Creuse qui sont montés à Paris pour paver les rues de la capitale) en Creuse revitalisé, devenu un centre de formation aux métiers du bâtiment les plus recherchés alors qu’il était condamné à fermer, le Ferrocampus à Saintes, la renaissance de la filière cuir autour de Saint-Junien, Thiviers et Montbron, la valorisation des artisanats d’excellence des terroirs comme la porcelaine de Limoges qui s’exporte maintenant jusqu’en Chine et aux Etats-Unis, la pierre d’Arudy, la Charentaise qu’on retrouve aujourd’hui dans les magasins les plus branchés des capitales européennes, le linge basque redevenu un incontournable de l’équipement d’une maison, la tapisserie d’Aubusson qui a su prendre le tournant du 21ème  siècle…

Une liste exhaustive serait trop longue mais les Néo-Aquitains le savent bien : la région est présente partout sur le territoire à leurs côtés et Alain Rousset la parcourt semaine après semaine, jour après jour, n’ayant pas peur de s’attarder sur un projet communal comme l’aide à la rénovation des arènes de Parentis-en-Born dans les Landes avec autant d’enthousiasme que sur un projet d’envergure mondial comme le Gérontopole – présidé par Michèle Delaunay – qui va mobiliser l’ensemble des filières de la santé régionale et de l’écosystème porté par Allis-NA.

Centralisateur parce que décideur ? Certes quand on est Président d’une région, il faut arbitrer, choisir, diriger. Mais pour qui connaît Alain Rousset, cette responsabilité, il ne l’exerce qu’après avoir questionné, écouté, croisé les différents avis de ceux qui sont concernés ou compétents sur le dossier. Après, il décide et c’est ce qu’on attend d’un responsable politique. 

« J’ai 1000 projets pour la région » nous a dit Alain Rousset en déclarant sa candidature, et quand il en donne les grandes lignes, alors son credo est clair : « décentralisateur un jour, décentralisateur toujours, à Paris comme en Nouvelle-Aquitaine ».

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